Micros et techniques de micros pour systèmes de conférences

MXW Boardroom

Dans notre monde toujours plus numérique, les départements audiovisuels traditionnels disparaissent petit à petit des organisations. Souvent, ces fonctions tombent sous la responsabilité du département informatique. Aujourd’hui, en plus de la gestion des systèmes et réseaux d’ordinateurs, de nombreux gestionnaires informatique sont responsables de la gestion du son lors d’une grande variété d’activités au sein de leur organisation.

Bien qu’une grande partie du monde du son soit passé au numérique, nul ne peut ignorer que le côté acoustique de l’équation –l’entrée et la sortie- est inévitablement analogique par nature. Tout comme les pros du son qui ont intégré les technologies numériques, les ingénieurs informatiques apprennent à parler le langage du son. Le plus souvent, les conférences en réseau et les systèmes de discussion représentent le premier obstacle.

L’intelligibilité est primordiale

Tout d’abord, la qualité du son n’est pas un terme absolu. Elle dépend du contexte. Un bon son est différent s’il s’agit d’un discours ou de musique. Voici pourquoi :

En musique, tout est une question de fidélité. Pour obtenir une grande qualité de son en musique, il faut reproduire précisément l’ensemble de la gamme de fréquences des instruments. La combinaison harmonieuse des fréquences fondamentales et harmoniques peut produire une beauté transcendantale, accentuée un peu plus par la réverbération de la pièce.

Pour un discours, cependant, tout est une question d’intelligibilité, ce qui est tout à fait différent. L’objectif de l’intelligibilité est de faciliter la compréhension des mots prononcés. Ca semble facile, n’est-ce pas ? Le fait est que les interférences provenant de bruits indésirables peuvent profondément affecter notre capacité à comprendre précisément un discours.

Avez-vous déjà essayé d’entretenir une conversation dans un vieil auditorium à haut plafond ? Les réflexions à retard qui apportent de la richesse et de la majesté à la musique sont les ennemis de l’intelligibilité.

L’intelligibilité du discours est de la plus haute importance dans des environnements d’entreprise, institutionnels et gouvernementaux. Nous voulons tous le meilleur son possible pour le discours du PDG. Nous voulons que les sessions d’éducation soient entièrement comprises. Le ou la conseiller/ère municipal(e) exige d’être entendu(e). Toute interférence qui compromet l’audibilité des mots lors d’une réunion ou d’une conférence doit être réduite au minimum ou éliminée.

Tout commence avec le microphone

La qualité du son d’un système dépend entièrement de son maillon faible. Il est donc essentiel de capter un son de qualité à la source. Aussi, le microphone reste le point de départ.

Les principaux types de micros utilisés en salles de réunion ou de conférence sont montés sur pieds et portés par l’utilisateur. Des types spécialisés, comme les micros à effet de surface ou suspendus, sont également courants. Pour les applications vocales ou le discours, certains éléments de conception sont universels. La plupart contiennent des filtres anti-pop internes et des suspensions anti-vibration afin d’atténuer le bruit indésirable. La taille, la forme, le poids et le toucher sont également des caractéristiques de conception importantes.

Même dans le monde relativement stable des installations permanentes pour réunions et conférences, il est difficile de proposer une méthode infaillible pour choisir les bons microphones. Le système que vous utilisez (un système qui permet aux membres du public de prendre la parole, par exemple, opposé à un système pour cours magistraux, avec un seul orateur principal) va, dans une certaine mesure, vous dicter le type de microphone qui vous correspond le mieux. Alors que les principes de base sont universels, chaque type de microphone exige des techniques différentes pour éviter les problèmes.

Installation et utilisation des microphones en réunion et en conférence

Avant le début de la réunion, voici quelques astuces simples d’installation et d’utilisation que vous pouvez partager avec vos collègues d’informatique et les orateurs afin d’améliorer l’intelligibilité lors de n’importe quelle réunion ou conférence.

  • Parlez d’une voix claire et naturelle.
  • Orientez le microphone vers la bouche et loin de toute source de bruit indésirable.
  • Evitez de manipuler le microphone à outrance, en tambourinant sur la table, remuant des papiers, etc.

Voyons à présent les types de microphones dont vous disposez probablement dans votre système de conférence ou de discussion, accompagnés de quelques astuces propres à chaque type :

microphone a main

Installation

  • Pour un son équilibré et naturel, placez le microphone à 10-30 centimètres de la bouche et décentrez-le légèrement afin de réduire les bruits de respiration.
  • Le placement trop rapproché d’un micro unidirectionnel provoque un son explosif à cause de l’effet de proximité. Il est possible de contrôler cet excès de basse grâce à l’EQ (filtre coupe-bas).
  • Le fait de parler trop directement dans le microphone provoque des bruits de respiration. Utilisez un filtre anti-pop accessoire pour contrôler les bruits de respiration des orateurs qui parlent trop près du micro.

Utilisation

  • Manipulez le micro uniquement par son corps. Il est recommandé de ne pas saisir la grille du micro, ni de la placer dans le creux de la main, au risque de compromettre ses propriétés directionnelles.

microphone col-de-cygne

Installation

  • Placez le microphone à une distance de 20 à 40 centimètres de la bouche, légèrement décentré. Orientez-le juste vers la partie inférieure de la bouche afin de minimiser les bruits de respiration.
  • Une fois mis en place pour l’orateur, ne touchez plus le microphone ni sa suspension en col-de-cygne.

Utilisation

  • Maintenez une distance constante du microphone pour un volume constant.
  • Ne pas taper ni souffler sur le microphone.

microphone cravate

Installation

  • Placer le micro le plus près possible de la bouche, de préférence juste en-dessous de l’encolure.
  • Evitez de placer le microphone sous les vêtements ou dans un endroit où il pourrait être touché ou frotté.
  • Utilisez une bonnette, surtout pour les micros cravate unidirectionnels.

Utilisation

  • Pour rester « au micro », faites pivoter le corps plutôt que la tête.
  • Les micros cravate transmettent même les bruits les plus subtils au système sonore. Une fois mis en place, ne touchez ni le microphone ni le câble.
  • Evitez de respirer directement dans le microphone.

microphone serre-tete

Installation

  • Ne placez pas le microphone directement devant la bouche car il captera les bruits de respiration.
  • Orientez le microphone vers la commissure des lèvres, sans toucher le visage.
  • Utilisez une bonnette pour éliminer les bruits de respiration.

Utilisation

  • Ajustez le casque pour un positionnement sûr et confortable.
  • Ne pas tapoter ni tenir le microphone.

Il existe une phrase célèbre en informatique, parfaitement applicable au monde du son : « Foutaises en entrée, foutaises en sortie » (Garbage In, Garbage Out). Pour produire des résultats fiables, les ordinateurs exigent des données précises, et il en va de même pour un système sonore qui sera aussi bon que la qualité du son entrant qu’il reçoit. Un bon point de départ, donc : utilisez correctement les microphones de votre système.

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