Connaissances élémentaires installations de sonorisation – partie 2

Terminologie : concepts audio clés

Volume et niveau de bruit : le niveau de bruit est lié à la perception humaine du volume, alors que le volume est une mesure quantitative. On exprime généralement la mesure du son en décibels (dB SPL). On considère que les niveaux de 85 dB SPL et moins sont sûrs, alors que les niveaux supérieurs peuvent provoquer des lésions auditives, suivant la durée de l’exposition. En général, lors d’une réunion, l’objectif d’un système de sonorisation est tout simplement d’amener un discours de faible niveau à un niveau normal et distinct de conversation jusqu’au siège de l’auditeur (environ 70 dB SPL).

La loi du carré inverse : les ondes sonores sont gouvernées par la loi du carré inverse, ce qui signifie que le fait de doubler la distance parcourue réduit suivant un facteur quatre (deux, au carré) le niveau à cette distance. Par conséquent, la distance entre une source et un microphone, ou entre un haut-parleur et un auditeur, sont des facteurs critiques pour déterminer et contrôler le niveau de bruit réel d’un système, ainsi que le risque de Larsen potentiel et la prise de sons ambiants indésirables.

Gain : en termes audio, le gain fait référence à l’augmentation de la puissance ou de l’amplitude du son depuis l’entrée jusqu’à la sortie de la chaîne audio, généralement mesurée en décibels (dB). Lorsque le niveau d’entrée est égal au niveau de sortie, on dit qu’il y a gain unitaire. Cela signifie qu’il y a une différence de 0 dB entre l’entrée et la sortie.

L’effet Larsen : phénomène acoustique par lequel une source sonore est amplifiée et réintégrée dans la chaîne audio par les haut-parleurs. Lorsque ce son est (à nouveau) capté par le microphone, il est réamplifié et augmente de façon plus conséquente une ou plusieurs des fréquences de résonance du système. En résulte un hurlement ou un crissement, qu’il faut interrompre en brisant ce cycle sonore, en général en éteignant le système, afin d’y mettre un terme.

Gain avant Larsen : le niveau de bruit qu’il est possible d’atteindre avant de provoquer un Larsen. L’un des premiers objectifs d’un système de sonorisation est de pouvoir atteindre un niveau de gain suffisant, sans pour autant provoquer de Larsen. Nous espérons pouvoir vous apprendre comment y parvenir.

Son direct et indirect: le son direct constitue la distance la plus courte entre la source sonore et sa destination (ligne de mire). Le son direct optimise la force du signal, tout en minimisant les décalages. Le son indirect parcourt, lui, une distance plus grande et, par conséquent, est à la fois retardé et (idéalement) plus faible par rapport au son direct au moment où il atteint sa destination.

Il existe plusieurs types de son indirect, dont l’écho et la réverbération. En y ajoutant le bruit (HVAC, éclairage, etc.) et l’acoustique de la salle, le son indirect atteint un niveau plutôt constant. Les salles qui disposent de nombreuses surfaces dures et réfléchissantes produiront un son plus « vivant », alors que celles qui sont dotées de matériaux plus absorbants donneront beaucoup moins d’ambiance, et un ratio plus élevé de son indirect, ce qui est souhaitable.

C’est important, notamment pour améliorer l’intelligibilité du discours, car trop de son indirect peut provoquer un son trouble, vague et creux qui empêchera de bien comprendre ce qui est dit.

Bruit: tout élément qui interfère avec la source sonore désirée. N’importe quel son indésirable est considéré comme du « bruit ». Parmi les sources de bruit les plus évidentes se trouvent les lumières fluorescentes, les systèmes de chauffage et de climatisation et les sons provenant de l’extérieur de la salle. Les sons produits par les participants (frappe sur l’ordinateur, bruissement de papiers, vibration de smartphones, bruits de pas, etc.) constituent une source supplémentaire de bruit indésirable. Alors que de faibles niveaux de bruit indésirable sont acceptables (et inévitables) en fonction de l’utilisation souhaitée de l’espace, le bruit excessif affectera négativement l’intelligibilité du discours.

Latence et décalage : la latence décrit le décalage entre l’entrée et la sortie d’un système, que l’on mesure généralement en millisecondes. Dans les systèmes analogiques purs, il n’y a pour ainsi dire pas de latence, alors que les systèmes numériques présentent un décalage intrinsèque. Alors que la latence constitue rarement un grand problème lors de réunions ou de conférences, elle peut devenir un facteur de la conception du système.

Dans les systèmes analogiques, le son voyage dans le domaine électrique et est transmis sans décalage mesurable. L’audio numérique est légèrement différent. Le processus de calcul utilisé pour transformer le signal électrique (analogique) en données numériques prend du temps. De la même façon, le traitement du signal numérique ajoute un peu de latence, tout comme la transformation finale de l’audio numérique retransformé en analogique pour l’amplification.

Suivant la vitesse et l’efficacité du convertisseur utilisé, la latence d’un système peut potentiellement atteindre les 30 millisecondes, ce qui crée un décalage suffisant pour distraire les auditeurs.

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